La diversification alimentaire en naturopathie

J’ai trois enfants. Pur chacun d’entre eux, j’ai “testé” une manière différente d’aborder la diversification alimentaire. Pour Yaya (5ans), j’ai suivi les yeux fermés les recommandations du pédiatre sans me poser la moindre question. Pour Aki (3 ans), j’étais bien déterminée à reprendre mes droits et à n’en faire qu’à ma tête, elle à donc été allaitée longtemps et n’a commencé à diversifier que lorsqu’elle a envoyé sa petite main vers une mangue et l’a mise à la bouche. Jusqu’à ses 2 ans, nous avons suivi les principes de la Diversification Menée par l’Enfant (DME) à la lettre et elle n’a mangé que cru. Pour Babou (10 mois), j’ai vite compris que des bâtonnets de concombre par-ci et poignées de myrtilles par-là ne suffiraient pas. Au regard de mes dernières découvertes en matière de nutrition, j’ai donc décidé de mettre en place le régime GAPS, fort inspirée par les nombreuses études portant sur l’importance des premiers aliments proposés à bébé pour le bon développement de son microbiote intestinal. 

Quand commencer la diversification?

Le serrage des jonctions intestinales 

Un bébé est prêt à manger lorsque sa paroi intestinale s’est “refermée” – le terme n’est pas parfait car même chez l’adulte, la paroi est bien évidemment perméable ce qui nous permet d’absorber nos nutriments. Mais chez le bébé – et les personnes souffrant de la fameuse perméabilité intestinale  –  les pores sont larges, trop larges pour pouvoir recevoir des aliments sans en laisser passer des morceaux dans le milieu intérieur.

Imaginez vous en train de préparer votre thé vert du matin grâce à l’une de ces ravissantes petites passoires à tisane en métal. Si les trous sont trop gros, des petits morceaux de feuilles de thé passerons dans le liquide infusé rendant votre dégustation bien désagréable. Il en est de même pour l’intestin.

Les cellules élémentaires des intestins sont appelées « entérocytes ». Entre chacune de ces cellules se trouve un espace appelé « jonction serrée ». Comme leur nom l’indique, les jonctions serrées doivent être serrées. Elles permettent de filtrer le contenu des intestins en ne laissant passer que l’eau, les nutriments et les électrolytes dans le sang. 

Lorsque ces jonctions se desserrent, les intestins ne parviennent plus à filtrer correctement et laissent alors passer des grosses molécules (nourriture non digérée, toxines, pesticides etc.) qui se retrouvent dans le milieu intérieur. Alors, branle-bas de combat, l’organisme se met en mode défense “qu’est-ce-que c’est que ce virus horrible?” et met en place toute une série de réactions pour se protéger de la bête (même s’il ne s’agit que d’un minuscule morceau de pain). Le système immunitaire ne sait plus où il est ni contre qui il se bat, il exprime alors son mécontentement avec eczéma, rhinites, démangeaisons, maux de ventre etc.

C’est le début de l’allergie.

Bébé allaité vs. bébé biberonné 

C’est pour cela qu’il est essentiel d’attendre que les jonctions de l’intestin de bébé se soient resserrées avant de lui donner quoi que ce soit d’autre que du lait, sachant que ce dernier travaille activement au resserage des mailles. Je parle bien sûr du lait maternel, et non pas du lait maternisé qui, au contraire, dérègle le microbiote et empêche la maturation physiologique de la muqueuse intestinale. Attention, je ne jette pas la pierre aux mamans qui biberonnent! Loin de là. Si votre bébé est au biberon, il suffire d’introduire des aliments un peu plus tôt, et de re-populer la flore avec des probiotiques de bonne qualité. Si bébé est encore tout petit et que vous ne pouvez pas ou ne souhaitez pas allaiter, il existe des alternatives au lait maternel que vous pouvez réaliser vous-même à la maison avec du lait cru.

Il existe plusieurs écoles quant à l’âge idéal pour commencer à proposer des aliments solides à bébé. Mon expérience de maman et naturopathe me fait largement pencher sur côté de la patience car je remarque que bien des problèmes de santé à l’âge adulte trouvent leur source dans une diversification alimentaire trop précoce, et surtout mal pensée. Les enfants “biberonnés” devraient en général commencer leur diversification alimentaire plus tôt que les enfants allaités afin de minimiser au maximum leur consommation de lait maternisé. 

En effet, selon les recommandations du Dr Natasha Campbell Mc-Bride, un enfant ayant été nourri au biberon de lait “en poudre “classique” aura tout intérêt à commencer sa diversification d§s l’âge de quatre mois et demi, les aliments de départ proposés par la calendrier de diversification étant bien plus digestes et doux pour l’intestin que le lait maternisé. Chez les enfants allaités, l’observation et la patience son de mise. Si bébé à faim, n’attendez pas pour introduire des solides en espérant protéger son microbiote en le contraignant au sein seulement, il risquerait de commencer à se vider de ses réserves nutritives. En revanche, ne vous précipitez pas si bébé tête bien, dort bien, et ne semble pas s’intéresser à la nourriture dans votre assiette!

Les intestins contiennent 60 à 70 % de nos cellules immunitaires, constituant ainsi le premier organe immunitaire du corps. Le fait de respecter le rythme de bébé, sans le brusquer ni l’affamer, lui permet de laisser mûrir sa sphère digestive correctement et de développer sa flore intestinale ce qui lui assurera une excellente résistance pour toute la vie.

Un microbiote bien peuplé 

La transmission de la flore maternelle

A la naissance, le bébé naît avec un tube digestif stérile. Le méconium lui-même est stérile. En moins de 48h après l’accouchement, la colonisation de l’intestin du bébé se fait par les bactéries de la flore vaginale, intestinale et buccale de la mère, ainsi que les bactéries de l’environnement.

Tout au long de l’allaitement, cette flore se développe et se fortifie. Elle travaille activement à préparer la muqueuse intestinale à recevoir de la nourriture solide. Après la diversification alimentaire, la flore intestinale se diversifiera  encore un peu plus puis se stabilisera vers 2 ans environ, devenant alors comparable à la flore d’un adulte.

Il y a donc deux périodes cruciales pour la colonisation de l’intestin : la période allant de la naissance à la diversification, et la période autour de la diversification alimentaire.   

L’apport en probiotiques 

Bien-sûr, il est possible de restaurer so microbiote, de se débarrasser des mauvaises bactéries et d’inviter les bonnes en consommant des aliment fermentés, en faisant des cures de probiotiques et en ayant une alimentation riche en prébiotiques – la nourriture des probiotiques. Mais le processus de réparation de la muqueuse et repopulation du microbiote peut prendre des années et il semble logique d’offrir à son bébé un bon départ intestinal dans la vie, surtout lorsque nous voyons chaque jour sortir une nouvelle étude scientifique mettant en avant le lien étroit entre l’état de notre intestin et notre santé physique, mentale et spirituelle. 

Tout au long de la diversification, je vous conseille de donner à bébé des probiotiques afin de soutenir son microbiote qui va devoir fournir une quantité de travail phénoménale en digérant pour la première fois des aliments solides. Les probiotiques BIO-KULT infantix bébé sont très bien, ils contiennent aussi de al vitamine D et des oméga 3 et sont adaptés aux touts petits. 

Comment savoir si bébé est prêt?

L’OMS conseille aux mamans d’allaiter exclusivement jusqu’aux 6 mois de bébé puis de commencer à introduire des aliments en complément à partir de là tout on continuant à allaiter jusqu’aux 2 ans de l’enfant. 

Or il n’y a pas de coup de baguette magique aux 6 mois de bébé, et hop – le tube digestif est mûr pour manger! Chaque bébé est unique, certains bébés seront tout à fait apte à digérer des aliments à 4 mois et demi et d’autres pas avant 8 mois. Pour vous donner une idée, la majorité des bébés sont prêts physiquement pour digérer les solides entre 6 et 8 mois. La bonne nouvelle, c’est que nous sommes des parents attentifs et à l’écoute de notre bébé, et que celui-ci nous donne de bons indices nous permettant de décider quand introduire dans son petit bec des aliments autres que du lait.

  • Bébé sort ses premières dents.
  • Bébé ne tient plus en place aux repas et se tortille sur vos genoux en essayant de vous piquer votre saumon.
  • Bébé tient assis tout seul sans être soutenu.
  • Bébé fait la pince avec ses doigts pour attraper des petits object.
  • Bébé se réveille la nuit et tête longuement avant de pouvoir se rendormir.

Si vous observez un ou plusieurs de ces signes chez votre enfant, il est certainement temps de commencer à introduire des aliments solides.

Que pensez de la DME?

La DME, qu’est-ce que c’est?

Vous avez sûrement entendu parler de DME ou Diversification Menée par l’Enfant. On entend aussi parler de diversification consciente ou encore diversification autonome. 

L’idée est de respecter l’autonomie de l’enfant en partant du principe que lui seul sait ce dont il a besoin et quand. On ne propose pas des purées ni de compotes en DME, mais des aliments solides entiers crus et/ou cuits (bâtonnets de légumes, pâtes, cuisse de poulet, myrtilles, tranches d’avocat etc.). L’enfant mange seul avec ses mains et choisit dans son assiette ce qui le tente parmi une variété d’aliments que l’on doit lui proposer à chaque repas. 

En pratique, ça se passe comment?

J’ai pratiqué la DME avec Aki (aujourd’hui 3 ans et demi) et cela fonctionnait très bien pour elle. Elle n’était pas très intéressée par les solides et préférait téter jusqu’à l’âge de 8 mois où son développement psychomoteur à fait un bon en avant. Elle s’est alors mise à passer des heures dans le bac à sable, à jouer avec l’eau et la terre avec grand plaisir etc. C’est elle qui s’est servie son premier repas en prenant des mains de son papa une mangue bien mûre qui sentait délicieusement bon. Cela n’aurait pas été mon premier choix en matière d’introduction mais je l’ai laissée faire. A partir de là, nous avons commencé à lui proposer des morceaux de ce que nous cuisinions (en respectant son planning de diversification), quelques légumes par ci, un peu de poisson par là. Nos repas de famille était donc très relax, elle mangeait seule et nous pouvions profiter de notre propre repas et assister sa grande soeur. 

La DME est-elle faite pour moi?

J’aime beaucoup l’idée d’encourager les enfants vers l’autonomie dans tous les domaines de leur vie, du moment qu’ils ont manifesté l’envie de “faire seul”. La DME peut être un peu contraignante pour papa et maman car il faut parfois faire face à beaucoup de gaspillage et de nettoyage (une bonne partie de la nourriture termine souvent par terre!).

Il y a plusieurs écoles en ce qui concerne l’apport nutritif et les besoins de bébé avant 1 an. L’idée générale stipule que les aliments avant un an visent à appréhender le goût et les odeurs et que le lait est suffisant sur le plan nutritif. Cette théorie est remise en question par de nombreux chercheurs selon lesquels le DME ne parvient pas à apporter à bébé tout ce dont il a besoin. Il est vrai qu’au bout du repas il est difficile de savoir ce que bébé à vraiment mangé et ce qui est écrabouillé sous sous siège ou à valdingué sur le sol. 

En pratique, même s’il est intéressant de laisser bébé se nourrir seul en attrapant ses aliments et les portant à la bouche, il convient de compter sur des repas nutritifs donnés à la cuillère afin de s’assurer que bébé ne manque de rien. Un bébé de moins d’un an entre vite en carence (en fer notamment) à partir du moment où sa paroi intestinale est prête à absorber les nutriments et où le lait de maman si bon soit il ne suffit plus. 

A quel moment proposer des solides à mon bébé?

Proposez pour commencer un seul repas par jour, voire un repas tous les deux ou trois jours si vous sentez que bébé n’accroche pas. Le moment idéal pour ce petit repas est le déjeuner car cela vous laissera suffisamment de temps pour observer les réactions éventuelles de bébé avant de le mettre au dodo.   

Les premières fois, on donne le nouvel aliment en petite quantité : pas plus de 3 cuillères à café. Il ne faut pas s’étonner si le bébé refuse de goûter ou recrache. Les premières fois, il ne sait parfois pas qu’il peut se nourrir ainsi, trop habitué à l’alimentation liquide. Et surtout, ne pas le forcer. C’est une découverte, pas une corvée!

Faut-il acheter du 100% bio?

Dans la mesure du possible, oui. Si vous n’êtes pas déjà passé au bio pour toute la famille par manque de sous, sachez qu’il existe toutes sortes de solutions permettant de manger des aliments sains et locaux à moindre coût! Pensez au panier fraîcheur, aux AMAP etc. 

Les produits laitiers non bio sont très chargés en pesticides, en hormones de synthèse (parce que les vaches prennent la pilule), et antibiotiques (parce que leurs pis sont infectés en permanence). Ne donnez jamais de produits laitiers non bio et pasteurisés à votre bébé, préférez au contraire des produits laitiers bio (de brebis, vache, chèvre) et crus que vous aurez préparer vous-même.

Les oeufs doivent impérativement être bio surtout si vous choisissez de servir à bébé des jaunes d’oeuf peu cuits. Choisissez les de préférence dans une ferme nourrissant ses poules aux graines de lin. 

Quel type de cuisson favoriser?

Interdiction formelle d’utiliser le four à micro ondes pour réchauffer les aliments de bébé! 

La cuisson vapeur en dessous de 90°C est idéale pour conserver au mieux les qualités nutritionnelles des aliments. Si vous faites cuire des aliments non-bio, jetez l’eau de cuisson qui aura récupéré plein de pesticides. Si vous faites cuire des pommes de terre, jetez l’eau aussi et gardez la pour désherber naturellement votre potager. 

Lors de la cuisson des produits animaux, faites bouillir longuement les viandes dans de l’eau et cuisez légèrement les oeufs à la coques avant d’en servir les jaunes.

Quel matériel utiliser pour les repas de bébé?

L’argenterie pour renforcer le système immunitaire.

Pour les repas de bébés, ressortez l’argenterie de votre arrière grand-mère. Sans rire, l’argent possède des propriétés assainissantes et stimulantes pour le système immunitaire. L’Argent Colloïdal, ça vous dit quelque chose? 

L’utilisation d’une petite cuillère en argent au moment des repas est suffisante pour apporter une dose d’argent infime à bébé, ce qui le protègera des infections et stimulera son système immunitaire. Veillez à ce que la petite cuillère soit d’argent massif et non pas mélangées avec d’autres métaux toxiques (ne croyez pas votre grand mère sur parole, renseignez-vous auprès d’un professionnel avant de nourrir bébé!). 

L’arsenal de bols et assiettes en bois de bamboo.

Evitez les assiettes et couverts en plastique et choisissez plutôt des matériaux nobles pour votre bébé comme un joli bol en bois, une tasse de boisson en verre etc. Apprenez-lui dès son plus jeune âge que les assiettes, bols et couverts sont fragiles et qu’ils se cassent s’ils tombent par terre. J’aime beaucoup les petites assiettes Gazeshimp et l’ensemble ventouse bamboo bamboo que j’ai trouvé bien pratique lorsque Babou à commencé à faire valser son bol (apparemment, c’est très drôle). Il existe aussi une version assiette pour les petits snacks en mode DME. 

Pour le lait, les jus de légumes et les bouillons, j’ai toujours utilisé le biberon pura dont je remplace la tétine par une alternative bec à mesure que bébé grandit. 

Le calendrier de diversification

Meet the meat?

Il existe plusieurs écoles quant au choix des premiers aliments à proposer à bébé. La règle la plus communément suivie est celle des fruits et légumes doux en premier, suivis d’assez loin par les protéines animales. Le docteur vous dira peut-être que les protéines animales avant l’âge d’un an peuvent fatiguer les reins encore trop fragiles de bébé. De nombreuses études ont été réalisées à ce sujet, et il semblerait finalement que ce ne soit pas une consommation importante de protéines mais plutôt des niveaux déséquilibrés de glucose sanguin et une tension artérielle trop importante qui soient à la cause de la grande majorité de la maladie rénale chronique (une usure du rein qui ne parvient plus à filtrer le sang correctement). Les personnes souffrant de faiblesse rénales sont malheureusement bien souvent diabétiques et hypertendues. 

C’est là que tout se recoupe. Les régimes riches en glucides aggravent l’intolérance au glucose et les risques de diabète de type 2, entraînant donc logiquement une faiblesse rénale à terme. Au contraire, les régimes riches en protéines permettent d’équilibrer la glycémie et de renforcer le microbiote intestinal, contribuant ainsi à protéger indirectement les reins. Quand à la pression sanguine, la dernière étude en date ayant étudié le lien entre régime alimentaire et tension artérielle montre que la consommation de protéines permet une régulation naturelle de la tension – ce qui je vous l’accorde, va complètement à l’encontre des idées actuelles. 

Des aliments faciles à digérer pour l’intestin débutant.

Je recommande l’introduction de produits animaux en tout premier, car ils sont tout simplement bien plus facile à digérer que les glucides pour bébé. Si vous souhaitez aller plus loin et découvrir le pourquoi du comment, je vous conseille la lecture du livre du Dr Natasha Campbell Mc-Bride, Le syndrome entéropsychologique, GAPS (Gut and Psychology Syndrome).

Voici le calendrier de diversification recommandé par Natasha Campbelle Mc-Bride pour éviter les réactions allergiques et assurer la santé de la sphère digestive à l’âge adulte. 

Première semaine :

Commencez par du bouillon de viande. Pour réaliser un bon bouillon de viande, laissez mijoter un morceau de viande sur os de bonne qualité (un poulet entier ou la moitié d’un poulet) pendant deux à trois heures, sans ajouter ni sel ni aucun autre ingrédient. Vous pouvez réaliser des bouillons de poisson de la même manière, en utilisant des poissons ou des filets entiers, les arrêtes ainsi que les têtes. Après la cuisson, retirez les os et la viande, et égouttez le bouillon que vous pourrez ainsi congeler ou conserver sans problème au réfrigérateur pendant une semaine. Commencez par votre bouillon de viande complété de yogourt maison. Ne donnez le sein qu’en guise de récompense ou de complément, une fois que l’enfant à consommé ses bouillon de viande et yogourt au biberon, dans une cuillère ou au gobelet. Commencez par une à deux cuillerées à café de bouillon et une demi-cuillerée à café de yogourt maison (mélangés) avant chaque tétée. Une fois cette quantité acceptée, augmentez-la progressivement. N’utilisez pas de ces bouillons commerciaux en poudre ou en bouillon cube, extrêmement traités et bourrés d’ingrédients nocifs. Le bouillon de poule est particulièrement doux pour l’estomac. Ne le dégraissez-pas : il est important que votre bébé consomme également les matières grasses.
Donnez entre les repas une à deux cuillerées à café de jus de légumes fraîchement pressés (essentiellement de carotte avec une pointe de choux, de céleri ou de laitue), mélangées avec de l’eau chaude. Ne donnez pas de jus de légumes ou de fruits du commerce : seul les jus maison fraîchement pressés par vos soins conviennent. Ces jus ne se conservent pas et doivent être consommés une demi-heure à une heure après avoir été pressés.
 

Deuxième semaine :

Poursuivez comme précédemment.
Commencez à préparer des soupes ou purées de légumes à partir de légumes pelés, épépinés que vous ferez bien cuire dans votre bouillon de viande, sans sel ni aucun ingrédient. Choisissez des légumes pauvres en amidon (pas de pommes de terre, patates douces, yams ou panais). Les légumes à privilégier sont les carottes, la courge, le potiron, le poireau, les oignons, l’ail, le brocoli, le chou-fleur et les courgettes ; n’oubliez pas de peler et d’épépiner les courges, potirons et courgettes. Cuisez les légumes jusqu’à ce qu’ils soient très tendres, laissez-les tiédir, et mixez-les avec un peu de graisse naturelle : une cuillérée à café d’huile de coco biologique ou d’olive pressée à froid, cinq gouttes d’huile de foie de morue, ou encore une cuillerée à café de ghee (préparé par vos soins à partir de beurre biologique non salé) ou encore une cuillère à café de beurre biologique cru (non salé !). Donnez à votre bébé des graisses et des huiles différentes selon les jours. Une fois la purée de légumes à la température du corps (tester en en mettant un peu sur votre poignet), ajoutez une cuillerée à café de yogourt biologique fait maison. Commencez par 2-4 cuillerées à café de cette purée par jour, et augmentez progressivement les quantités. Vous commencerez par des purées très liquides puis de  plus en plus épaisses.
 

Troisième semaine :

Poursuivez comme précédemment.
Commencez à introduire des viandes bouillies (cuites pendant longtemps dans de l’eau avant d’être mixées) dans les soupes et purées de légumes de votre bébé. Commencez par un petit morceau de poulet biologique, et augmentez progressivement les quantités : utilisez la viande et la peau des ailes, des pattes et de la carcasse, ainsi que la poitrine du poulet (la peau, les morceaux de viande brune ainsi que les morceaux les plus gras seront les plus utiles à votre bébé). Après le poulet biologique, essayez d’autres viandes (de préférence les morceaux gélatineux présents autour des os et des articulations), longuement bouillis. Les meilleures viandes sont celles issues de la cuisson des bouillons, car à la fois bien cuites et gélatineuses.
Continuez de remplacer le lait maternisé par vos soupes et purées de légumes. Si vous allaitez, mettez l’enfant au sein à la fin de chaque repas.
Augmentez la consommation de yogourt maison en passant à une ou deux cuillerées à café par repas.
Introduisez de l’avocat bien mûr à raison d’une cuillerée à café dans les purées de légumes, et augmentez progressivement les quantités.
Augmentez la consommation de jus de légumes fraîchement pressés (additionnés d’eau), en particulier de jus de laitue et de chou en complément du jus de carotte.
 

4e et 5e semaine :

Poursuivez comme précédemment.
 
Introduisez du jaune d’oeuf biologique cru dans les purées de légumes en commençant par ¼ de cuillère à café par jour en observant les éventuelles réactions. En l’absence de réaction, augmentez progressivement les quantités en incorporant du jaune d’œuf dans chaque bol de soupe ou purée de légumes.
 
Si les précédents aliments ont bien été tolérés, essayez la pomme cuite sous forme de compotes : pelez et évidez des pommes mûres et faites-les cuire dans un peu d’eau jusqu’à ce qu’elles soient bien tendres. Ajoutez ensuite du beurre, de l’huile de noix de coco ou du ghee. Cette compote se conserve parfaitement au réfrigérateur pendant au moins une semaine ou peut être congelée. Réchauffez-la à la température du corps (ou du moins à température ambiante) avant de servir. Commencez par quelques cuillérées à café par jour en observant les éventuelles réactions telles que des selles molles. En l’absence de réactions, augmentez progressivement les quantités. Ne faites pas chauffer ou cuire au four à micro-ondes, qui détruit les aliments mais utilisez la cuisinière ou le four traditionnel ; pour réchauffer une purée de pommes, vous pouvez tout simplement placer l’assiette au-dessus d’une casserole d’eau chaude.
 
Commencez à utiliser plus de beurre biologique non salé que de ghee dans les aliments de votre bébé.
 

6e et 7e semaine :

Poursuivez comme précédemment.
 
Passez à trois cuillerées à café par repas de yogourt maison que vous pouvez au début incorporer dans les biberons de jus et d’eau.
 
Passez progressivement à deux jaunes d’oeuf par jour dans les soupes et bouillons de viande. Augmentez la consommation de viandes – en privilégiant les morceaux gélatineux autour des os et des articulations (longuement bouillis).
 
Arrêtez complètement le lait maternisé. Si vous allaitez, maintenez l’allaitement.
 

8e et 9e semaines :

Poursuivez comme précédemment.
 
Introduisez des galettes à la purée d’oléagineux (purée d’amande ou de noisette), de courgette ou de courge (pelée et épépinée) et d’oeufs, en commençant par une petite galette par jour et en augmentant progressivement les quantités. Faites doucement frire ces galettes dans du ghee, de l’huile de coco ou une graisse animale (récupérée de la cuisson de viandes fraîches).
 
Augmentez la consommation de jus fraîchement pressés additionnés de yogourt. Essayez d’ajouter de la pomme crue à vos mélanges de légumes.
 
Ajoutez des légumes crus en commençant par de la laitue et du concombre pelé (mixés au robot et incorporés dans les soupes et les purées de légumes). Commencez une fois de plus par de minuscules quantités que vous augmenterez progressivement si ces aliments sont bien tolérés. Une fois ces deux aliments bien tolérés, introduisez progressivement d’autres légumes crus : carotte, céleri, chou bien mûr, etc., finement mixés.
 
Introduisez dans les soupes et purées de légumes du jus de votre choucroute maison, en commençant par une cuillerée à café par jour. Augmentez progressivement les quantités pour passer à une cuillerée à café à chaque repas.
 

Semaines 10 et suivantes :

Poursuivez comme précédemment.
 
Essayez de donner à votre bébé un peu d’oeuf légèrement brouillé (ou sous forme d’omelette) généreusement additionné de beurre cru, d’huile de coco ou de graisse animale récupérée de la cuisson de vos viandes. Servez avec de l’avocat et des légumes crus ou cuits.
 
Essayez la pomme crue, bien mûre et pelée, ainsi que la banane, également bien mûre (jaune tachetée de brun). Les fruits seront donnés entre et non durant les repas.
 
Introduisez votre fromage blanc (réalisé à partir de yogourt maison) en commençant progressivement par de toutes petites quantités. Pour préparer ce fromage blanc à partir de yogourt maison, placez un bol de yogourt dans un grand plat d’eau chaude jusqu’à ce que le yogourt se sépare en grumeaux et en petit-lait. Garnissez d’une gaze un grand plat, versez le yogourt dans ce linge, liez les angles du linge, et suspendez le tout pour le laisser égoutter pendant 8 heures (par exemple pendant la nuit). Vous pourrez introduire ce fromage dans les plats de votre bébé, ou le lui servir en guise de dessert avec un peu de miel extrait à froid. Une fois bien introduit, essayez un peu de lait cru.
 
Lancez-vous dans la confection de pain en suivant les recettes du livre. Commencez par un tout petit morceau de pain et augmentez progressivement les quantités.
 
Selon les sensibilités de votre enfant, vous pourrez être amené à introduire certains aliments un peu plus tard. Le repère le plus fiable est celui des selles : des selles molles ou une constipation sont à considérer comme le signe que l’enfant n’est pas prêt pour l’aliment en question. Attendez dans ce cas quelques semaines pour un nouvel essai. Irritations et poussées d’eczéma constituent les autres types de réaction. En cas de réaction notable à votre yogourt maison, essayez de l’égoutter afin d’en recueillir le petit-lait (liquide jaune qui s’écoule du yogourt), moins riche en protéines laitières et plus facile à tolérer ; commencez par quelques gouttes par jour et augmentez progressivement les quantités. Une fois un demi-verre quotidien de petit-lait bien toléré, introduisez de nouveau le yogourt.
 
Si vous avez besoin d’être accompagnée pendant la diversification alimentaire de votre bébé, n’hésitez pas à me contacter pour une consultation enfant.

Sources:

  • https://www.nutrition-holistique.ch
  • https://nutritionandmetabolism.biomedcentral.com/articles/10.1186/1743-7075-2-25
  • https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20711407
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Comments 3

  1. Stéphanie
    January 4, 2018

    Bonjour,
    Merci pour cet article très complet et qui bouscule les idées reçues !
    Pouvez vous me préciser ce que vous voulez dire par yogourt maison ?
    Je suis en France pour info
    Merci d’avance

    1. January 5, 2018

      Bonsoir, par yaourt maison j’entend un yaourt réalisé par vos soins à partir de lait frais entier et non pasteurisé. Si cela vous intéresse je peux publier la recette sur le blog? Belle soirée !

  2. Charly
    February 12, 2018

    Bonjour,
    Auriez vous une recette de yogourt sans lactose (mon bébé est allergique aux protéines de vache brebis )?

    Merci

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